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Les Auteurs
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Autoportrait
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Christophe "Scotch" Arleston est né le 14 août 1963 à Aix-en-Provence. Journaliste, Il a commencé à travailler en 1985 en free-lance, ce qui lui a permis de mener de front des activités différentes : journaux, agences de presse, pub, radio... Il se définissait alors comme "un mercenaire en écritures" ! Il commence son activité d'auteur par l'écriture de nombreuses pièces radiophoniques pour les Maîtres du Mystère sur France Inter. Il se lance dans le scénario de BD en 1989
pour son complice Paul Glaudel. Ils publient ensemble
plusieurs histoires complètes dans "Circus",
puis un album pour enfants chez Alpen : "Manie
Swing". En 1992, ils créent "Les maîtres
cartographes" pour Soleil Productions.
Parallèlement, Arleston crée de
nombreuses séries dans des styles très
différents : du polar humoristique avec
"Léo Loden", dessiné par Serge
Carrère, de la parodie historique avec
"Tandori",dessiné par Curd Ridel, et de
l'aventure médiévale fantastique avec "Les
maîtres cartographes" puis "Les Feux
d'Askell" dessinées par Paul
Glaudel et Jean-Louis Mourier. Depuis 1998, Christophe Arleston porte aussi la casquette de rédacteur en chef du mensuel quil a créé, Lanfeust Mag. Au total, il est à ce jour le scénariste de
plus de 60 albums, la plupart d'entre eux ayant connu un
grand succès public. Séries BD :
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- Interview donnée à l'occasion du 10ème anniversaire des Trolls de Troy sur le Blog de la Provence (août 2007)
- Interview vidéo où l'on parle du travail de Christophe Arleston, de Lanfeust, et même des Feux, chez Fantasy.fr (août 2007)
- Une autre Interview donnée à l'occasion du 10ème anniversaire des Trolls de Troy sur Yaka-mag (juillet 2007)
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- Extraits de l'interview tirée du numéro 2 de "Sous le Soleil exactement" (avril 1996):
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Léo Loden, Les Maitres Cartographes, Les Feux d'Askell, Lanfeust de Troy, autant de séries, autant de succès... rencontre avec un scénariste de poids: - Pourquoi le pseudo de Scotch Arleston ? - J'étais journaliste, avant de commencer à faire de la BD et je voulais séparer clairement mes deux activités. Comme il est horriblement difficile de trouver un bon pseudo, j'ai choisi d'en prendre un mauvais. - Tu étais journaliste ? - Oui, mais déjà passionné de BD ! J'avais fait une école de journalisme pour rassurer mes parents et avoir un joli diplôme, et j'ai commencé à travailler pour France Inter. Mais je n'avais pas vraiment envie de faire ce boulot. Je n'ai pas du tout la fibre baroudeur : j'ai passé mon enfance à être trimballé à travers l'Afrique, par des parents profs, et j'ai eu ma dose de voyage ! D'autre part, le journalisme, le cul dans un fauteuil, n'a aucun intérêt, alors je suis devenu pour un temps mercenaire en écriture : je faisais à la fois des papiers pour une agence de presse, de la pub, de la communication d'entreprise, du rewriting, des articles historiques pour les encyclopédies Larousse, des dramatiques radiophoniques pour France Inter... - Tu as écrit 22 dramatiques pour les "Maîtres du Mystère". C'était un travail qui te plaisait ? -Beaucoup, mais il y avait des règles très
contraignantes à appliquer: pas plus de quatre
personnages, uniquement du dialogue et surtout,
contrairement à ce que pouvait laisser penser le
titre de l'émission, il était interdit de
faire du polar ou du fantastique ! - Ton premier album, c'est en 1989, Manie Swing avec Paul Glaudel... - Paul est mon plus vieux complice dans la BD. On se connaît depuis1981, et j'ai toujours été épaté par son talent. On a bossé dans les mêmes studios de pub, il avait de son côté travaillé pour les Éditions Milan en 1986, et on a décidé de mener des projets ensemble. On a publié plusieurs histoires complètes dans Circus, le mensuel de Glénat, et on a conçu Manie Swing, une BD pour enfants qui nous tenait (et qui nous tient toujours) à coeur. Le projet a plu a Léturgie, qui travaillait alors pour Alpen, et l'album est sorti. Mais pas le tome 2 ! Alors nous avons mis au point Les Maîtres Cartographes... Mais Manie Swing n'est pas morte, et on ne désespère pas de relancer un jour la série, peut-être sous une forme moins enfantine. Paul et moi sommes des enfants de Spirou, et pour nous, la BD classique tous publics reste la grande référence. Bien sûr, les séries de ce type sont beaucoup plus longues à imposer au public, mais nous y reviendrons un jour ! C'est d'ailleurs un peu ce que je fais avec Serge Carrère dans Léo Loden. - Aujourd'hui tu ne fais plus que de la BD ? - Depuis 1992, oui. On m'appelle encore parfois pour de la pub, mais je suis très cher ! J'aimerais écrire quelques romans, sur l'univers des cartographes en particulier, un polar aussi, mais je n'ai pas le temps pour l'instant. Bientôt, peut-être ... - Comment se passe le travail avec tes dessinateurs ? - J'ai beaucoup de chance: je bosse avec des gens qui sont des copains, et qui en plus ont du talent ! L'amitié est indispensable, pour que la mayonnaise de l'histoire prenne bien. Avec Glaudel, Carrère, Mourier ou Tarquin, on a les mêmes références, on se comprend sans avoir besoin de longues explications. Je connais les tics de chacun, et lorsque j'écris une scène, je sais exactement comment elle va être dessinée. Tarquin, par exemple, a tendance à tout grossir: si je lui demande un village, il dessine une ville; si je lui décris un animal de la taille d'un chien, il le fait haut comme une vache; si j'évoque un petit groupe, il fait une foule.... Alors pour avoir mon village normal, le lui parle d'un hameau de deux ou trois maisons ! - Les décors ont toujours de l'importance, dans tes séries. - C'est vrai, j'aime la BD à grand spectacle. Nous sommes là pour donner au lecteur ce que la télé ne peut pas lui offrir, faute de budget: les grands espaces, les villes fantastiques, les belles batailles, les aventures extraordinaires. A chaque fois, je me dis que si un album devait donner lieu à un film, il faudrait que ce film soit trop cher même pour Spielberg et Lucas réunis ! Même dans Léo Loden, série contemporaine, les beaux décors ont de l'importance. Je prends pas mal de photos des lieux, et Carrère choisit l'angle de vue qui l'inspire le plus. - A l'exception de Cybil dans Les Feux d'Askell, tous tes héros sont des hommes, les filles sont reléguées aux seconds rôles... Ne serais-tu pas un poil misogyne ? - Broaf ! C'est bien une question de fille ça !
D'autant que dans mes nouveaux projets, il y a trois
héroïnes qui vont voir le jour. Et en ce qui
concerne les séries existantes, les filles ne sont
pas vraiment des potiches ! - C'est bien une réponse de misogyne, ça
! - J'ai quelques idées dans mes tiroirs, mais le temps me manque... De plus, il est difficile de trouver de bons dessinateurs ayant envie de travailler sur des décors contemporains. Beaucoup ont horreur de dessiner des voitures, par exemple ! Et je ne ferai jamais travailler un dessinateur sur quelque chose qu'il n'aime pas: le résultat ne serait pas bon. Et puis... notre époque se prête peu au rêve, et comme je le disais, l'avenir de la BD passe par le grand spectacle. Par contre, j'ai très envie de faire des séries de vraie science-fiction. Les mômes d'aujourd'hui connaissent mieux l'héroïc-Fantasy que la SF : à nous de leur faire découvrir tout ce qu'ils ratent ! - Tu parlais de ta nouvelle série, Bug Hunters, dessinée par un Canadien, Thierry Labrosse, et co-scénarisée par un romancier de SF, Claude Ecken, qui lui est à Béziers. On peut arriver à travailler correctement, malgré de si longues distances? - Tout à fait. il suffit de reverser l'intégralité de ses droits d'auteur à France Télécom. - Tes projets ? - Plein, beaucoup, énormément: j'ai trop
d'idées pour le peu d'heures que compte chaque
journée ! Je m'enthousiasme vite, je monte un projet
avec un dessinateur, et puis le lendemain, je me
réveille, je regarde mon bureau, et je me dis "Merde
! j'ai encore accepté un truc de plus ! je ne m'en
sortirai jamais !".Un jour j'ai pris peur : j'ai
compté 17 bacs correspondant à17 projets !
Alors j'ai trouvé un jeune scénariste qui sort
de la fac d'Aix, Dominique Latil, pour travailler avec moi
sur tous ces nouveaux projets. Mon objectif est que mon
co-scénariste Dominique Latil, prenne rapidement en
main ces nouveaux personnages pour que je puisse consacrer
tout mon temps à mes séries de base,
Cartographes, Askell, Lanfeust, LéoLoden, que
j'écris et que je continuerai à écrire
seul. |
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